Pauvre Âme en Perdition de Serena Valentino

« N’aie pas peur, pauvre âme en perdition. Décide-toi ! Fais ton choix ! Je suis une femme très occupée et j’y passerai pas la journée. Ça ne te coûtera que ta voix. »

Un très bon moment de lecture.


> Genre : Adaptation de Conte

Bien que les romans de cette série fussent publiés sans un ordre particulier, les livres ont un sens de lecture que l’on peut décider de respecter ou non. Si vous ne les avez pas encore lus, je vous conseille de les découvrir dans l’ordre afin de comprendre plus facilement certaines mentions ou aspects de l’histoire. De plus, certaines révélations ou surprises auront plus d’impacts et vous n’aurez pas un sentiment de frustration à l’idée de connaître déjà des éléments clés.

Tome I : Miroir Miroir

Tome II : L’Histoire de la Bête

Tome III : Pauvre âme en perdition

Tome IV : Maîtresse de tous les Maux

Tome V : N’écoute que Moi

Tome VI : Les Étranges Sœurs

> Résumé

Il était une fois, dans les profondeurs de l’océan, une sorcière rejetée par tous. Considérée comme le mal incarné, elle n’inspirait que la crainte et le dégoût. Les années passèrent et sa haine pour le roi Triton et son peuple ne faiblissait pas.

Alors avec l’aide de trois étranges sœurs, celle que tout le monde redoute tant est bien décidée à reprendre sa revanche et se venger du roi Triton par tous les moyens. Même si ce moyen consiste à utiliser la fille préférée du roi : Ariel.

Mais si derrière cette haine se cachait un douloureux passé fait de trahisons et d’intolérance ?

Découvrez l’histoire d’une pauvre âme en perdition…


Plus nous avançons au fur et à mesure des volumes, plus l’histoire est intéressante et prend une dimension toute nouvelle. Il n’est pas seulement question de mettre en valeur le passé des méchants ou leurs avenirs, Serena Valentino a conçu une partie totalement imaginée par ses soins. Les deux aspects mêlés créent un univers particulièrement plaisant fait de découvertes, de compréhensions et de surprises.

Il est particulièrement agréable de découvrir les vilains d’une manière plus personnelle et moins superficielle comme dans le dessin animé. Ursula devient un personnage de premier plan dont sa méchanceté cache un douloureux passé. Nous faisons la connaissance d’une femme incomprise et délaissée par les autres pour ses différences par rapport à son peuple. Il est d’autant plus triste qu’elle ne trouve malheureusement sa place nulle part, ni chez les humains, ni chez les sirènes. À l’instar de la Méchante Reine, nous ne pouvons pas approuver ses actes mais nous la comprenons. Le dessin animé prend une autre dimension, nous ne voyons plus uniquement le mal en elle, nous voyons cette pointe de lumière dans certains de ses gestes et la femme rejetée par les autres.

La grande morale de ce récit est la tolérance. Accepter l’autre tel qu’il est avec ses différences. Cette histoire nous montre que la beauté est totalement subjective. Ce ne sont que des critères personnels basés parfois sur les coutumes, les origines, les convictions… Chaque personne mérite sa place dans n’importe quels lieux, d’avoir le droit de vivre, d’aimer… Comme dirait un slogan publicitaire « Venez comme vous êtes ». Nous prenons conscience également que nous ne sommes pas les seuls responsables de notre descente aux enfers. Ce sont l’enchaînement de drames ou la rencontre avec différentes personnes qui forgent ceux que nous devons en bien ou en mal.

Le gros point fort de la série en général est la volonté de l’écrivain de montrer que rien n’est tout noir ou tout blanc. Dans les dessins animés, en particulier les anciens, il existe très souvent deux catégories : les gentils et les méchants. Les « gentils » sont purs, toujours animés de bonnes intentions et les « méchants » sont les personnages à abattre quoiqu’il en coûte. Ici, l’auteure fait pencher la balance de l’autre côté. Les « gentils » ont eux aussi une part d’ombre, ils ont commis des erreurs, ont eu des comportements négatifs… tandis que les « méchants » nous dévoilent la part de lumière qu’ils pensent tous avoir perdu par les drames vécus mais qui brille néanmoins faiblement dans cette obscurité. Plus personne n’est caricaturé, ils sont devenus profondément humains.

Au même titre que les précédents romans, le récit est court mais il se suffit amplement à lui-même, il n’aurait pas été nécessaire, à mon sens, d’avoir une histoire plus longue. Nous retrouvons à la fois l’histoire d’Ariel, le passé d’Ursula et l’univers totalement créé par Serena Valentino en la personne des étranges sœurs et d’autres personnages clés. Un véritable plaisir de lire le chapitre VII, je ne vous en dirais pas plus mais ceux ayant visionné La Petite Sirène comprendront certainement.

D’ailleurs, quel délice d’en savoir davantage sur les étranges sœurs, Circé, Tulipe ou encore Pflanze et Nounou. Il est vraiment intéressant de les retrouver ou d’avoir des mentions sur le devenir de nos anciens compagnons de voyage comme la Méchante Reine ou la Bête. De plus, chacun nous dévoile de nouvelles aptitudes ou de nouvelles facettes, je pense notamment aux trois sorcières habitant dans une maison sortie tout droit des contes d’autrefois. Nous retrouvons à nouveau ce processus « rien n’est tout noir ou tout blanc ». Il faut avouer que dans L’Histoire de la Bête, nous sentions déjà qu’une minuscule étincelle de positive les caractérisait. À présent ceci se confirme malgré leur folie toujours visible.

Pour Finir

Une série de plus en plus intéressante et intrigante nous dévoilant de nouveaux aspects des étranges sœurs et de nos compagnons tels que Circé, Nounou ou encore Pflanze. Serena Valentino nous propose la réalité de l’être humain derrière cet adage bien connu « rien n’est tout blanc ou tout noir » et rend ainsi justice à tous ces personnages mal aimés. Un volume amplement réussi prônant des messages à la tolérance avec succès.


Citation :

– […] tu trouveras peut-être un jeune homme qui t’aimera pas seulement pour ta beauté ni ta fortune, mais pour ton charmant esprit.

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